Il y a quelques jours, j’ai eu le plaisir de participer à un atelier du Syntec dont le thème était la croissance externe. Pascal Imbert, Président du directoire du Groupe Solucom et Guy Mamou-Mani, co-président de « groupe Open » sont intervenus à mes côtés. L’objectif de cet atelier était l’occasion, pour nous trois, de témoigner de notre croissance externe – 30 acquisitions en dix ans pour ma part pour le compte de Sage – et de donner quelques conseils aux autres dirigeants présents. Notre stratégie est semblable à celle de Guy Mamou-Mani pour le groupe Open : faire grandir l’entreprise pour en faire un acteur du mid market. La croissance externe fait donc largement partie du modèle de développement de Sage en France et à l’international : c’est ce qui nous a permis de passer du statut de PME (722 collaborateurs en 1997 – date du lancement de la marque en France) à celui de grande entreprise (plus de 2500 salariés aujourd’hui). Notre chiffre d’affaires est lui passé de 80 M€ à plus de 300 M€ aujourd’hui. Il me paraît important de considérer la reprise comme un projet sur le long terme plutôt qu’uniquement comme un acte transactionnel et financier. Il faut d’abord se préparer en définissant la cible recherchée en fonction de la stratégie voulue (pénétration d’un nouveau marché, renforcement de notre position, acquisition d’une technologie spécifique, etc.) et en se posant les bonnes questions sur son adéquation avec l’entreprise reprise. Il ne faut pas non plus hésiter à mener une démarche proactive et à approcher des sociétés qui au départ ne sont pas à vendre ; c’est ainsi que Pascal Imbert a réalisé six de ses huit acquisitions pour le groupe Solucom.
Il y a quelques semaines, Nathalie Kosciusko-Morizet a présenté le très attendu volet numérique du Plan de relance. Bilan : on reste sur notre faim ! Comme l’ADEN (cf. leur « lettre ouverte pour un New Deal numérique à la française»), je pense que ces annonces ne sont pas encore suffisamment ambitieuses au regard du formidable potentiel de ce secteur.
Bien sûr qu’insérer le numérique dans le plan de relance à hauteur de 800 M€ est une bonne nouvelle que nous nous devons de saluer – bien qu’ils étaient prévus avant même la crise économique que nous traversons – mais il faut aller au-delà. Les nouvelles technologies ne sont pas qu’un secteur à part, c’est aussi et surtout un outil au service de la compétitivité de nos entreprises. Elles doivent donc décrocher la place qu’elles méritent : grâce à leur valeur d’usage, elles permettent une productivité plus importante et sont nécessaires au développement des entreprises. En favorisant les NTIC, c’est donc une productivité dans tous les secteurs de l’économie qu’on encourage.
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A l’occasion du Salon Planète PME, la radio BFM a dépêché une
équipe sur place afin de tâter le pouls de ces nombreuses entreprises qui font
le tissu économique français.
- Olivier Midière, Président de
l'Association pour le développement de l'économie numérique en France (Aden) et
organisateur de l'événement Planète numérique.
- Olivier Boudon, Président de S2ib Paris Sud et Président de la CGPME Essonne
- Nawfal Yassir, DSI
d'Amelkis
(de droite à gauche)
Des échanges riches et des regards croisés dans cette émission (et en coulisses), à écouter ce soir à 23h00 sur BFM. L'émission 01 Business sera disponible dès demain en podcast.
Edit 19/06/09 : l'émission est disponible.
Les initiatives ne viennent pas toujours du terrain, et c’est avec grand plaisir que j’ai pris connaissance du programme lancé par Hervé Novelli en faveur de la transmission d’entreprise, qui annonce des mesures concrètes et pragmatiques.
Conscient de l’enjeu de la transmission, le secrétaire d'Etat au Commerce, à l'Artisanat et aux PME a présenté récemment une batterie d’outils pour favoriser les reprises d’entreprises qui, plus qu’un simple passage de témoin, doivent placer l’entreprise dans une dynamique de conquête et de développement.
Dans ce panier bien garni, on trouve:
- 10 000 kits cédant-repreneur réalisés par l’APCE, incluant un guide « Du cédant au repreneur, un parcours sans faute », une série de fiches détaillant l’ensemble des bonnes questions à se poser et des procédures à suivre selon les circonstances (financement, fiscalité, diagnostic, etc.), et une clé USB comprenant des témoignages de cédants et de repreneurs ainsi qu’une cartographie du marché de la transmission. Une excellente idée ! Dans un dispositif gouvernemental, ce type d’outils n’est pas fréquent. Je crois profondément au partage des expériences et des ressentis, qui permet de dissiper les incompréhensions des repreneurs comme des cédants, mais aussi de faire émerger des questions qui restent parfois sourdes : on n’ose pas toujours poser la question de l’après reprise, de la relation cédant-repreneur, des relations avec l’écosystème existant de l’entreprise... Ces kits devraient être disponibles dès juillet. - Des diagnostics de transmissibilité, pour aider les entrepreneurs à évaluer au mieux la valeur de l'entreprise à céder. Ces outils se présentent sous deux formes. L'auto-diagnostic concerne tous les dirigeants d'entreprise, c’est un questionnaire en ligne gratuit et confidentiel. Le pré-diagnostic concerne les dirigeants de plus de 50 ans ayant une entreprise entre 10 et 250 salariés. Accompagné par un consultant, le cédant peut identifier les éléments clés de la transmission : points bloquants, points forts, plan d'action... 500 pré-diagnostics d'une valeur de 2 000 seront proposés et financés à hauteur de 1800€par l'APCE. Ces deux outils sont accessibles en ligne : www.prediagapce.fr. - Complétant ce dispositif, une base de données des repreneurs potentiels devrait être mise en ligne au dernier trimestre 2009 sur le site de l’APCE. Même si elles vont dans le bon sens, ces mesures pourraient être renforcées.
A la demande de l'Institut Sage, BVA a interrogé plus de 4 500 dirigeants et fonctions administratifs et financiers sur leur anticipation de la situation économique de leur entreprise, et de la France. Il en ressort une surprise, et de taille !
Les TPE et PME sont bien sûr assez inquiètes, même si une majorité pense que la situation économique de leur entreprise sera stable pour les trois ou douze prochains mois. L’instabilité économique et les incertitudes semblent d’ailleurs leur donner des perspectives différentes à moyen terme puisqu’elles sont 27% à envisager une embellie d’ici un an contre seulement 17% au prochain trimestre. Peut-être parce qu’elles mettent dès aujourd’hui en place des actions qu’elles estiment adéquates et espèrent en tirer les bénéfices prochainement ?
Ce qui est le plus frappant dans cette étude, c’est la perception de la situation économique générale de la France, beaucoup plus pessimiste : 52% des interrogés pensent que la situation va se dégrader d’ici au prochain trimestre, et ils sont encore 41% à le penser à échéance d’un an. Une conséquence de ce que les médias relaient de la crise ?
Pareil décalage est plutôt, je pense, une affaire de volonté et d’esprit d’entreprise. Les dirigeants de PME ont de la ressource et comptent avant tout sur eux-mêmes, ils connaissent et savent évaluer leur capacité de rebond, mais se montrent plus prudents à propos de l’économie globale. Ce signe est plutôt encourageant dans une période morose, il m’incite à poursuivre, à ma mesure, les initiatives en direction de ces dirigeants ouverts et entreprenants.
Vous trouverez l’intégralité de l’étude ici.
Aujourd'hui, je souhaite partager avec vous une contribution très intéressante d'une de mes collaboratrices, Christine Buisson, sur les nouveaux enjeux de la direction administrative et financière. Cette tribune est parue sur Le Nouvel Economiste le 9 avril dernier.
La Nouvelle Direction Financière est un centre de profit C’est l’histoire de Bleu Blanc, une entreprise de location et de vente de matériel de chantier dont le Directeur Financier travaille en étroite proximité avec les gestionnaires de stocks et les équipes Commerciales. En mettant à leur disposition des comptes d’exploitation par machine, il leur a donné les clés pour améliorer la gestion des stocks et mener des actions commerciales ciblées, avec un effet direct sur la rentabilité de l’activité. Soucieux de prévenir les risques de vol ou de dissimulation d’activité, il a aussi mis en place un circuit de validation des annulations des ventes qui passent désormais par ses services et constitue en soi un « véritable moteur de changement des comportements ».
Un récent article des Echos décrit bien dans quelle situation se trouvent aujourd’hui les dirigeants d’entreprises, et la difficulté des différents chantiers qu’ils doivent mener non pas successivement, mais de front et concomitamment. J’ai consacré deux précédents billets aux mauvaises surprises que rencontre le repreneur, qu’elles viennent de l’intérieur ou de l’extérieur. Aujourd’hui, les dirigeants d’entreprise font face à des difficultés similaires même s’ils ne sont pas repreneurs. En forçant le trait je dirais qu’ils se trouvent d’une certaine manière dans la position de celui qui prend les rennes d’une nouvel attelage.
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J’ai le plaisir de vous annoncer que l’Institut Sage organise, en partenariat avec BNP Paribas, une conférence à Paris le 29 avril sur le thème : « Réussir sa reprise en 2009 ».
Quels sont les fondamentaux d’une reprise d’entreprise ? Suffisent-ils pour 2009 ? Comment mieux se faire accompagner avant, pendant et après la reprise ? Comment faire rimer reprise et nouvelle étape de croissance pour l’entreprise ?
Des experts de l’entreprise et des dirigeants débattront avec moi de ces questions.
Venez nombreux ! Pour consulter le programme, connaître les intervenants et vous inscrire : cliquez ici.
Attention, le nombre de places est limité.
L'Institut Sage, a interrogé 403 dirigeants d’entreprises en février 2009 dans différents secteurs d’activité (commerce/négoce, industrie/construction, services) pour identifier leurs préoccupations pour 2009. Les tendances générales font ressortir un état d’esprit vigilant mais également des disparités sectorielles.
En voici les points clés:
- Les dirigeants d’entreprises ne cèdent pas à la panique, la majorité des dirigeants s’estime avant tout vigilante.
- Les principales préoccupations concernent d’abord le client (64%), puis la trésorerie (38%). Les dirigeants se disent être dans une dynamique de conquête commerciale : priorité au développement du portefeuille clients, mentionné plus souvent que la fidélisation (respectivement 69 et 60%). Cette tendance est particulièrement affirmée pour le secteur du commerce / négoce (respectivement 74 et 55%).
- Tous secteurs confondus, l’innovation est privilégiée : le développement de nouveaux produits / services pour répondre aux attentes qui émergent avec la crise est cité par 80% des dirigeants contre 36% pour la rationalisation de l’offre existante.
- Selon les secteurs, les entreprises vont utiliser différents leviers internes pour faire face à la crise : réorganisation de l’outil de production et des méthodes de travail, politique de mobilité et de valorisation des talents, etc.
- La sécurisation de la trésorerie est une priorité absolue pour les dirigeants du secteur de l’industrie et de la construction : 98% d’entre eux mentionnent cet aspect contre 82% tous secteurs confondus.
Vous pouvez consulter l'étude ici.
Bonne lecture!
Aujourd’hui, je souhaite vous parler d’un ouvrage qui vient d’être réédité et qui pourra surement vous aider dans la préparation et la réussite dans la durée de votre reprise : Reprendre une entreprise, de l’intention à l’intégration du repreneur de Bérangère Deschamps et Robert Paturel aux Editions Dunod.
Sa particularité est qu’il balaie l’ensemble du processus de reprise : de la prise de décision du candidat repreneur au management de la reprise et à l’intégration du repreneur nouveau dirigeant.
Il est illustré de nombreuses histoires de repreneurs et comporte les dernières nouveautés légales en matière de reprise par les personnes physiques.
Ce livre apporte de nombreuses réponses à des questions fondamentales : comment définir sa cible, trouver l’information et identifier le risque de l’entreprise retenue ? Comment établir un plan de reprise et négocier la cession ? Comment appliquer son plan, une fois devenu le dirigeant de cette entreprise ? Comment agir en tant que nouveau dirigeant face au personnel et aux clients ?
J’ai eu le plaisir d’échanger avec l’un des auteurs, Bérangère Deschamps, universitaire à Grenoble, lors du lancement de l’Institut Sage. J’en profite pour la saluer !
Bonne lecture !
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