Le Trophée de la reprise (cf. mon billet sur l'événement) a récompensé Olivier Riom, repreneur de Volutique & Jugeur pour sa gestion sans failles de l'après-reprise. Il a choisi de réformer son entreprise en menant des actions de développement significatives, et en instaurant une politique salariale motivante pour le personnel. Résultat, trois ans plus tard il a doublé les effectifs, le chiffre d'affaires et les bénéfices de Volutique & Jugeur avec 110 collaborateurs et 10,8 millions d'€ de chiffres d'affaires. Cet exemple montre qu'il est nécessaire de déployer très rapidement une politique de réformes innovantes, qu'elles soient technologiques ou non, afin de développer son entreprise.
Lire la suiteLe Club des Cédants et Repreneurs d'Affaires (CRA) a remis le 3 février dernier lors du Salon des Entrepreneurs à Paris son 3ème Trophée de la Reprise qui récompense une reprise d'entreprise réussie dans la durée. Il a été attribué à Olivier Riom pour sa reprise de la société Volutique & Jugeur en région nantaise, spécialisée dans le second œuvre du bâtiment (aménagements intérieurs) et qui réalise près de 11 M€ de chiffre d'affaires et compte 110 salariés. Mes sincères félicitations à lui ainsi qu'aux 5 autres nominés du Trophée qui ont tous réalisé des choses exemplaires dans leur entreprise.
La conférence qui a précédé la remise du Trophée, devant une salle quasi-pleine de près de 600 personnes ( !), a été l'occasion pour l'Institut Sage, partenaire du Trophée pour la deuxième année consécutive, de rappeler par la voix de notre Délégué Général Damien Louvet quelques unes de nos convictions sur les facteurs clés de succès d'une reprise au-delà des aspects financiers :
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Une récente étude mise en ligne par le cabinet de conseil en ressources humaines Towers Perrin a attiré mon attention. Elle porte sur lesfusions et acquisitions au Canada, mais il me semble que sa portée est plus large et que les conclusions sont valables partout ailleurs. Cette étude vient également conforter ma conviction profonde : il faut miser sur le capital humain existant et faire confiance !
Lire la suiteAlors que médias, consultants et analystes multiplient les conjectures sur la réalité d'une reprise économique, sa pérennité, sa solidité ou au contraire son aspect trompe-l'œil, l'Institut Sage a interrogé avec Ipsos 3077 PME sur leur vision pour 2010. L'intégralité des résultats sera dévoilée en mars mais en voici quelques éléments clés. D'abord, l'optimisme n'est pas encore revenu dans les niveaux d'avant-crise mais il progresse : 35% des entreprises se disent optimistes sur l'évolution de leur chiffres d'affaires alors qu'elles n'étaient que 22% en janvier 2009. En outre, 40% des PME de 1 à 10 salariés pensent que la situation économique de l'entreprise va s'améliorer. Pour les entreprises de 10 à 100 salariés en revanche, pas d'évolution attendue pour 54% d'entre elles (de même pour les entreprises de 500 à 2000 salariés). Enfin, le maintien des effectifs est attendu par la majorité des entreprises quel que soit le segment.On le voit, la prudence doit rester de mise face à ces éléments qui ne révèlent pas de reprise solide mais plutôt une relative détente du climat économique. Souhaitons que 2010 soit placée sous le signe du succès pour les projets des entrepreneurs français. C'est en tout cas ce que je vous souhaite à tous, dirigeants et décideurs d'entreprise, pour cette nouvelle année !
Lire la suiteL'Assemblée nationale débute aujourd'hui l'examen du projet de loi de finances pour 2010 avec un débat sur les modalités de la suppression de la taxe professionnelle.
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Il est toujours agréable de voir se développer des espaces de dialogue entre entrepreneurs car l'échange provoque des questionnements utiles qui permettent de progresser. Quand il s'agit en plus d'un blog ouvert, tenu par un connaisseur de l'économie française qui s'interroge et participe activement à l'information, c'est une nouvelle encore plus plaisante !
Yann le Galès, Rédacteur en chef adjoint au service économie du Figaro, m'a fait l'amitié de bien vouloir me laisser carte blanche sur son blog, le bien nommé « Paroles d'entrepreneurs ». Vous vous en doutiez, le billet que je lui ai proposé parle de reprise d'entreprise et j'y développe mes convictions. Il est en ligne ici.
Lire la suiteIl y a souvent dans l'activité d'une entreprise une période qui peut être plus calme. Il peut s'agir de l'été, ou de la période hivernale, ou de périodes un peu creuses qui reviennent régulièrement quand l'activité est ponctuée par de grands rendez-vous. Pour un repreneur fraîchement installé, comme pour tout dirigeant, c'est le bon moment pour prendre un peu de recu.
Il est important de trouver ce moment de calme, et cela peut se définir assez facilement à l'avance quand on observe la société rachetée. Sinon il suffit de regarder le plan de charge annuel et d'y repérer les creux. L'important est de se ménager cette pause. Pour le repreneur, il est l'heure de se poser les questions qu'il n'a pas le temps d'aborder quand il a le nez dans le guidon, quand il est tout occupé à transformer l'entreprise et à en prendre les rennes.Il manque bien souvent à son radar un regard analytique et prospectif sur son secteur d'activité, cette « intelligence économique » si utile à l'entreprise. Depuis qu'il est devenu le nouveau dirigeant, a-t-il suffisamment fait le point sur les évolutions légales en cours et à venir ? A-t-il regardé tous sont ses concurrents locaux, nationaux, internationaux ? Sait-il ce qu'ils ont entrepris de leur côté : nouvelles offres, nouveaux développements, nouveaux modes de distribution, politique de prix… Où en est son écosystème (partenaires et fournisseurs) ? A-t-il de bons contacts avec ses fournisseurs, ses clients, a-t-il pu rencontrer tous ses partenaires ? A-t-il renouvelé cet écosystème, l'a-t-il élargi ?Il est aussi important de faire un bilan personnel de son acte de gestion : quels étaient les objectifs fixés à l'origine ? Où l'entreprise en est-elle ? Quels sont les chantiers qui portent déjà leurs fruits ? Quels sont ceux qui sont en retard ? Où se trouvent les points bloquants ? Quels sont ceux qui finalement se révèlent peut-être moins urgents, voire secondaires ou obsolètes ?Recueillir le ressenti en interne doit aussi permettre d'ouvrir les horizons et d'apporter un regard critique de la part de ceux qui, aux côtés du dirigeant, sont l'entreprise et vivent le projet au quotidien. C'est également un moment pour sentir si la transition a bien été effectuée dans les esprits, pour jauger si le nouveau dirigeant est bien installé. Pourquoi ne pas consulter les avis des collaborateurs autour d'un temps fort qui les implique ? Un déjeuner dans un cadre inhabituel, des activités de team building, une présentation de ce qui a été accompli, l'annonce des prochaines étapes, un passage en revue des suggestions recueillies (anonymes, ouvertes selon la taille de l'entreprise et l'ambiance qui y règne)… Ce n'est qu'une suggestion mais je crois au partage des bonnes idées et il est certain que ceux qui étaient là avant le repreneur n'en manquent pas : ils sont une partie de l'histoire de l'entreprise.Enfin, je pense qu'il faut prendre le temps de s'interroger sur la reprise en général, et consulter l'avis d'autres personnes totalement extérieures. J'en parle souvent sur ce blog. L'entrepreneur a toujours d'autres entrepreneurs dans son entourage : partenaires, clients, amis personnels ou même rencontres plus aléatoires. Même s'ils oeuvrent dans d'autres domaines, leur ressenti permet de se comparer, de prendre conscience d'autres façons de procéder : management, processus productif, politique commerciale, achats économes, trésorerie… la liste est longue ! Et bien entendu, il ne faut pas négliger le cédant : si la relation est bonne et si elle perdure dans le temps (ce n'est pas toujours souhaitable ni possible…) il peut apporter des clés de lecture qui échappent au repreneur, mais aussi des conseils avisés... ou au contraire à ne pas reproduire !Tout n'est pas transposable mais l'entrepreneur ne doit pas rester isolé dans sa seule activité de dirigeant ni dans sa seule entreprise. Participer à des associations ou à des clubs, prendre le temps d'écouter pour décider ensuite, savoir exploiter les échecs et les réussites de ses pairs, garder l'esprit ouvert pour savoir s'adapter en observant le marché, tout cela est important en période de turbulences comme en période calme.
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Le Club des Cédants et Repreneurs d'Affaires (CRA) organise la 3e édition du Trophée de la reprise en partenariat avec l'Institut Sage, BNP Paribas, Gan Assurances et Varoclier Associés. Ce prix de 10 000€ récompensera une reprise exemplaire en fonction de critères précis (évolution du chiffre d'affaires, des effectifs, des résultats, de l'endettement, préparation de la reprise et mise en œuvre, montage juridique et financier…). Attention, dernier délai d'envoi des dossiers: 31 octobre 2009.
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