Il y a quelques semaines, j’avais évoqué, dans un précédent billet sur les ruptures subies, les mauvaises surprises de l’extérieur auxquelles un repreneur doit parfois faire face. Je souhaite aujourd’hui poursuivre avec, cette fois-ci, celles qui surviennent de l’intérieur de l’entreprise.
Pour le repreneur fraîchement installé, la confiance à priori est évidemment nécessaire, mais restons lucides : tout audit de l’existant est incomplet, particulièrement lorsqu’il s’agit de vices cachés.
Premier cas de figure envisagé : le dossier en souffrance. Soit les salariés repris en ont connaissance, soit seul le cédant était au courant, ce qui est probablement plus fréquent dans le cas des TPE et des PME où le dirigeant a toutes les clés en main et effectue l’essentiel du travail de gestion. Vous imaginez bien que selon le cas, ça change tout.
Les formes que peuvent prendre ces chausse-trappe sont multiples : ...
Lire la suiteSi dans un précédent billet je suggérais de faire confiance à l’existant, je ne cède pas non plus à l’angélisme : le repreneur doit s’attendre à des déconvenues avec le cédant ou à des ruptures. Il y a bien évidemment les ruptures qu’il souhaite, les changements qu’il compte initier à plus ou moins long terme : nouvelle politique commerciale, réorganisation des processus métier, nouvelle orientation marché… la liste est quasiment infinie.
Je souhaite plutôt m’attarder aujourd’hui sur les ruptures qu’il ne choisit pas et qui risquent de survenir au moment plutôt euphorique de la post-reprise : le complexe dossier de reprise a été finalisé, le repreneur est désormais aux commandes, il a réalisé ou fait réaliser une analyse de l’existant, il se sent fin prêt pour sa nouvelle aventure entrepreneuriale… Quand surviennent les premières surprises désagréables.
J’envisage ici deux cas de figure :
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