http://www.pascal-houillon.com/houillon/

A propos



Témoignez



Wikio - Top des blogs

Wikio - Top des blogs - Entrepreneurs

Je suis ravi de poster aujourd’hui le premier témoignage d’un repreneur et je tiens à remercier Arnaud Jehenne pour sa contribution. Ce dernier a repris, en 2005, une entreprise de logistique et d’entreposage frigorifique de 850 salariés et 40 centres de profits.

Son expérience nous éclaire sur les exigences de communication que doit se fixer un repreneur durant la post-reprise, qu’il s’agisse de la communication interne ou de la communication avec l’écosystème de l’entreprise.

J’espère que ce témoignage est le premier d’une longue série !

" C’est en 2005 que l’idée de reprendre l’entreprise dans laquelle j’étais directeur financier Europe du Sud puis directeur général s’est présentée à moi. J’ai été épaulé par un associé, alors président, et soutenus par deux fonds d’investissements.
Reprendre une entreprise que je connaissais de l’intérieur a été un véritable atout ! Un gain de temps énorme car que je connaissais les rouages de la société : l’organisation, le management en place, la culture d’entreprise, ses forces et ses faiblesses et ses différents leviers.
Je me suis fixé deux buts dans le cadre de cette reprise : opérer une continuité logique et faire de cette expérience une opportunité de développement pour l’entreprise et de positionnement stratégique à long terme.

À mon sens, une bonne reprise d’entreprises doit s’appuyer sur trois leviers essentiels et complémentaires : la communication avec l’ensemble des parties prenantes de l’entreprise, la confiance et l’appui de leviers humains internes et la connaissance qu’a le repreneur du secteur ou du produit de l’entreprise.
Aucune reprise ne peut se faire sans communication.

Quand je cherchais le soutien financier nécessaire pour mener à bien mon projet, je me suis tourné vers les fonds d’investissements, pourtant peu habitués à l’exercice de communiquer en direct avec les salariés et leurs représentants. Mais au final, nous avons pu sélectionner ceux dont la philosophie nous correspondait le mieux, ce qui a contribué à rassurer les salariés.  En l’occurrence, des fonds conjoints de la Caisse d’épargne et de la Caisse des Dépôts et Consignation ainsi qu’un groupe familial ayant créé son propre fond.

Je pense que le repreneur doit baliser sa communication auprès de ses parties-prenantes même si certaines réactions humaines sont parfois imprévisibles et surprenantes ! Nous avons communiqué auprès des clients et des fournisseurs de la société de manière informelle et via une courte note qui leur a été adressée. J’ai voulu que cette note soit rassurante pour montrer une continuité stratégique et organisationnelle.

Enfin, communiquer en interne est évidemment primordial. Le repreneur doit s’appuyer sur les leviers humains de son entreprise : les hommes et femmes moteurs au sein des équipes, les groupes d’influences, les représentants syndicaux. Le repreneur doit les appréhender comme de véritables appuis car il ne peut, in fine, rien faire tout seul ! Le « feeling humain » passe donc par le dynamisme, l’impulsion et la transparence. Bref, encore de la communication !

Le repreneur aux multiples « casquettes » qui réussira le mariage de tous ces enjeux vivra au mieux la reprise d’entreprises. Il doit garder en tête quelques mots d’ordre : ouverture d’esprit, opiniâtreté, courage dans l’adversité et humilité ! "

Arnaud Jehenne

Commentaires

Très directement concerné par une opération de création d'une entreprise nouvelle suite à une opération de rachat par notre groupe d'une entreprise concurrente à sa propre activité, je suis particulièrement en accord avec l'analyse de A Jehenne quant à la nécessité d'une communication directe et claire avec les différents "leviers" que constituent les collaborateurs et les clients; chez tous ces acteurs, une situation comme celle-ci crée des peurs, des incompréhensions, alors même qu'on attend d'eux de redoubler d'énergie pour réussir un projet à risques financiers; ceci est encore plus sensible quand plusieurs cultures d'entreprises se mèlent, et que l'on veut en garder le meilleur .. mais en créer une nouvelle.

Longue vie à ton blog Pascal.

Rédigé par: SIMON | 31 oct 2007 11:29:42

Comment se deroule les negociations avec un fonds et quels sont les leviers des dirigeants pour bien negocier? Que penser du levier pour un dirgeant?

Si vous avez quelques details, je suis preneur...

Longue vie a ce blog.

Rédigé par: Monsieur Glob | 3 nov 2007 20:33:30

Les négociations avec un fonds se déroulent comme toute négociation. Elles nécessitent une préparation importante (souvent plusieurs mois), se déroulent dans un laps de temps relativement court (de quelques jours à quelques semaines) donc de forte tension, et doivent impérativement déterminer les conditions de sortie et/ou l’accueil ultérieur d’autres partenaires.

L’enjeu du repreneur est, d’une part de persuader que son business model est apte à dégager une rentabilité au minimum satisfaisante, et d’autre part qu’il est l’homme adéquat à sa mise en œuvre. Sa capacité à faire partager sa vision est fondamentale.

Pour l’avoir ignoré et limité sa demande à un mois de fonds de roulement, je connais une belle entreprise reprise en LBO par un dirigeant trop technicien et oublieux de son appartenance récente au personnel qui est aujourd’hui en règlement judiciaire. Une semaine de grève dans une des usines, malgré l’intervention immédiate du dirigeant, a suffit à précipiter la chute.

Bonne nouvelle, il existe des experts rompus à ce type de négociation.

Rédigé par: Tarass Boulba | 15 nov 2007 22:12:28

Poster un commentaire

If you have a TypeKey or TypePad account, please vous identifier

TrackBacks

TrackBack URL pour cette note:
http://www.typepad.com/services/trackback/6a00e54ef6bcc9883400e54efe6b528833

Blogs qui font référence à : De Directeur Général à repreneur…:


cadre-haut



Abonnez-vous par email

Recherchez

rss.png

Optimisée pour Firefox et IE7

  • ajouter à Google
  • ajouter à Yahoo
  • ajouter à Netvibes
  • ajouter à bloglines